Les Heures ‘SUP’ ? … Mais c’est du ‘TRAVAIL au NOIR’ !
Impensable ! Incroyable ! Après avoir toujours honni le
« Travail au Noir », voilà que le Gouvernement le légalise !
Parce que, soyons franc et clair, travailler la semaine, le
soir, le Samedi ou le Dimanche, sans le déclarer aux impôts
et sans payer de charges sociales dessus, pour moi comme
pour tout le monde, cela s’appelle du : « Travail au Noir ».
Mais ils sont devenus fous nos Politiques. Pire encore, fous
et ignares! Et pour masquer leur ignorance, ils sont en
train de nous construire un alambic qui va distiller, non
pas de l’eau de vie mais de l’au-baine ! (oui je sais, un
peu facile, mais c’est si vrai).
Loin de moi, l’intention d’analyser tous les méandres de
l’usine à gaz salariale que l’on nous prépare et dont
personne aujourd’hui ne connaît les dernières dispositions ;
( peut-être même pas les créateurs eux-mêmes !) Mais ce qui
est sûr, c’est que des effets d’aubaines il y aura et que
des patrons-voyous, pourront profiter des ‘heures Sup.’,
pour ne pas embaucher et donc ne pas créer d’emplois et
qu’ils pourront même aggraver Chômage, ‘pour gagner plus’,
(Oui, dangereux de vulgariser ce terme, car tout le monde
veut gagner plus ! Honnêtement et aussi…malhonnêtement),!
Comment ? Mais rien de plus facile ! Les patrons véreux
n’auront, par exemple, qu’à licencier 10% de leur Personnel,
puis faire faire 10% d’Heures SUP. au Personnel restant,
pour avoir la même production ! Mais avec l’avantage,
d’avoir 10% de cette production réalisée avec des coûts
salariaux moindre, parce que détaxés et défiscalisés.
Aviation d’affaires, ou Vidéo-Conférences ?
En
ce moment même, et cela, sans que personne n’en ait
réellement conscience, nous vivons les prémisses d’un combat
de titans, qui va très rapidement opposer : l’aviation
civile et d’affaires à la vidéo–conférence ! En effet, un
jour viendra, pas si lointain d’ailleurs, où les Hommes
d’Affaires qui auront à discuter, à négocier, à régler des
marchés, en un mot à faire du business, dans un pays proche
ou à l’autre bout de la Planète, pourront le faire sans
avoir à se déplacer ! Ils pourront très facilement, traiter
leurs affaires, directement de leur bureau, seul ou même
avec leur Staff, en utilisant tous les moyens techniques
qu’offre d’ores et déjà le principe de la « Vidéo-Communication ».
Le principal avantage du déplacement en avion, et peut-être
le seul, réside dans le contact humain direct, qui a son
importance dans les débats d’affaires. Par contre les
inconvénients sont nombreux : Sur le plan personnel, au vol
rapide il faut ajouter, les récupérations des bagages et les
risques de pertes, les trajets allers-retours à l’aérogare,
le décalage horaire, les nuits à l’hôtel et les risques
d’accident. Sur le plan général, la pollution, le coût des
infrastructures, les contraintes de sécurité des matériels,
volants et au sol, et également la longueur des contrôles de
sécurité des passagers …..
A l’inverse de l’avion, le principal inconvénient de la ‘vidéo-conférence’,
et peut-être le seul, réside dans le manque de contact
humain direct ; Vous ne pouvez pas en effet, serrer la main
de vos interlocuteurs, ni leur taper sur le ventre, ou sur
l’épaule. Par contre les avantages sont importants : grosses
économie de temps et d’argent, liberté de choix pour les
horaires des séances, l’intérêt d’être chez vous, sur place,
et d’avoir sous la main tous les plans et les documents,
permettant de répondre à des questions non prévues, ……
Alors, lorsque les Hommes d’affaires ou actifs, qui
représentent aujourd’hui une forte majorité des passagers
aériens, préféreront le confort des communications
audio-visuelles à domicile, que ferons-nous de tous ces
avions ? De tous ces avions que l’on envisage de fabriquer à
la pelle. Là aussi, il serait plus sage de prévoir …. et de
réfléchir avant d’agir !
Baisser le coût du Travail peu qualifié
?
Affirmer que le coût du ‘travail de production’ est trop
élevé, est une belle ânerie (vous avez remarqué, je n’ai
pas dit c……). Tous ces travaux, non intellectuels certes,
mais durs, pénibles, répétitifs et souvent, sales, dangereux
et même malsains, que peu de gens ne voudraient faire (sauf
les immigrés bien sûr), méritent des salaires qui leur
permettent de vivre décemment ! Quand donc, un éminent
économiste (ils le sont tous, éminents), ou un grand
responsable, compétent et honnête osera dire haut et fort
que le ‘travail de production’ lui-même, n’est pas cher. Et
démontrera que ce qui est le plus cher, ce sont surtout les
‘surcoûts’ qui s’ajoutent à ce travail de base, tant à
l’intérieur de l’Entreprise, qu’à l’extérieur,
a)Le
surcoût intérieur de l’entreprise. Rappelons qu’en plus de
la matière et des achats extérieurs, le ‘Prix de Revient’
d’un article est fonction de la ‘Masse Salariale’ de
l’entreprise, et du nombre d’articles vendus ! Cette Masse
Salariale, comprend, les bas salaires, que l’on juge
toujours trop élevés et aussi bien sûr, les hauts salaires,
qu’il n’est jamais question de baisser ! Et, à ce ’Prix de
revient direct’, s’ajoute donc le ‘surcoût’ intérieur, les
frais annexes, propres à chaque entreprise :
investissements, marketing, représentation, publicité, etc…,
sans oublier bien sûr, les bénéfices et les dividendes des
Actionnaires. Et sans oublier non plus, les avantages
financiers qui deviennent de plus en plus conséquents : les
primes d’objectif, d’entrée ou de sortie, ainsi que les
fameux et aussi faramineux « Parachutes Dorés ».
b) Les
surcoûts extérieurs, la Commercialisation. Contrairement à
ce que l’on croit, cette partie, concernant la chaîne de
tous les intermédiaires qui participent à la
commercialisation des produits : transporteurs,
représentants, grossistes, grandes surfaces, détaillants,
etc…représente la part la plus onéreuse et la plus
pénalisante, du prix de vente aux consommateurs. Il faut
savoir que le coût de tous ces ‘travailleurs’,
indispensables certes, mais improductifs du ‘Secteur
Tertiaire’, rentre en moyenne, selon les branches et les
spécialités, pour 80 % du prix final d’un article ! C’est
énorme ! Nous voyons ainsi, que pour un article qui est
vendu au grand public au prix de 100 Euros par exemple, son
‘coût de production’ n’est que de 20 E., alors que son ‘coût
de commercialisation’ est de 80 E..
Cette
disproportion est vraiment incroyable, mais ce qui l’est
encore plus et surtout tout à fait illogique, c’est le fait
qu’à chaque fois que l’on veut réduire les prix, pour être
plus compétitifs, on ne tape que sur les coûts de
production, dont l’impartition n’est que de 20 %, alors
qu’il serait bien plus efficace d’agir sur les 80% que coûte
la commercialisation.
Il est vrai
qu’il est beaucoup plus facile de connaître les salaires
horaires d’une entreprise, que de connaître les coûts et
aussi les abus, de tous les maillons des chaînes de
distributions. De tous ces improductifs qui n’ajoutent
aucune valeur aux produits, sinon des ‘frais’ ! Peut-être
serait-il bon un jour, de faire un distingo entre la T.V.A.
et la T.F.A.. Entre la ‘Taxe à la Valeur Ajoutée’ de la
fabrication, et la ‘Taxe aux Frais Ajoutés’ de la
commercialisation.
Enrichir les Riches ?….ou les
Pauvres ?
L’objectif de notre nouveau Gouvernement est ‘d’enrichir les
riches’ pour relancer l’économie ! Alors on invente des
cadeaux fiscaux, des réductions, ou suppressions de taxes,
de charges et même la création d’un ‘bouclier dit fiscal’.
(Il faut bien qu’ils se défendent ces malheureux !). Au
prétexte que plus il leur restera de l’argent, plus ils
achèteront et plus ils feront tourner le commerce.
Raisonnement absurde de technocrates ! Cet argent
supplémentaire, les riches vont le thésauriser, ou faire des
placements qui vont alimenter de façon superfétatoire, une
‘fuite en avant’ déjà excessive et très préjudiciable à la
Planète !
Comment ne pas comprendre que la meilleure solution, pour
assurer le développement équitable et durable de notre
économie, est bien évidemment d’enrichir les pauvres ! Ne
vous méprenez pas, il ne s’agit pas là, de sensiblerie
pleurnicharde, ou de commisération, mais de logique et de
bon sens. Car en effet, « les nantis qui ont quasiment de
tout, n’achèteront quasiment plus rien, alors que les
pauvres qui, eux, n’ont pratiquement rien, achèteront
pratiquement de tout ! » Que nous l’admettions ou non, ce
n’est pas en réduisant le casse-croute des travailleurs, que
l’on vendra davantage de pain et de beurre !
Le « Système P.E.R. », le ‘Partage Equitable des Revenus’
que nous préconisons et qui se base sur les rémunérations
après impôts, permettrait de valoriser les ‘Bas-Salaires’,
sans que cela ne coûte un sou de plus à personne ! Nous en
reparlerons une prochaine fois.
Raymond MONEDI
Juin 2007