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FORMIDABLE TELETHON ! OUI, ..... mais
QUI EMPOCHE LE JACKPOT ?
Ce dimanche soir, alors qu’à la Télé, le « Téléthon Circus »
battait son plein, un doute lancinant s’installait en
moi. Et à un moment où,....les animations larmoyantes
aidant, le compteur des dons atteignait les plus hauts
sommets, une drôle de question m’a percuté
l’esprit,..... ‘mais à qui profite tout cet
argent ?’ |
Question, que beaucoup doivent également se poser, parce que
les scandales sont courants dans ce milieu ou le fric est
roi ! Et moi ce soir-là, allez savoir pourquoi, je voulais
en savoir plus ; Je voulais savoir qui tiraient réellement
profit de cet immense barnum médiatique, qui chaque année
était monté pour mobiliser la France entière ! J’aurais aimé
savoir quels étaient vraiment les inventeurs de ces grandes
manifestations caritatives Nationales : étaient-ce des
Bienfaiteurs de l’Humanité ? Ou bien, de sales et
vulgaires,..... Profiteurs de fric ?
Alors, qui profite
réellement de tout cet argent ?
Mais, les malades bien évidemment, me direz-vous. Oui, bien
sûr et heureusement ! Mais ces malades n’en profitent,
d’abord que s’ils ont les moyens d’acheter ces médicaments
miracles, notamment dans les Pays pauvres, et ensuite que
s’ils en guérissent vraiment.
Par contre, ceux qui en profitent à tous les coups, ceux qui
sont toujours gagnants quoi qu’il arrive, eh bien, ce sont
les entreprises, les laboratoires de recherches, ainsi
que toute l’industrie pharmaceutique. Et que
quelques magnats de la ‘Pillule’ agissent en sous-mains et
tirent les ficelles de toutes ces actions de « Médica-Business »,
genre Téléthon, Sidaction, ARC, etc...., ne serait pas
étonnant ! Peut-être même, qu’à chaque lancement de ces
grandes manifestations altruistes, tous ces ‘profiteurs de
votre bon cœur’, se frottent les mains et ouvrent leurs
tiroirs-caisses et aussi leurs bureaux. Car en plus, des
vols d’argent, ......des vols d’idées peuvent se révéler
très intéressants et très juteux !
Après l’Argent, on peut
aussi piquer les Idées, ....la Matière Grise.
Parce que, sur ce plan là aussi, je me pose également la
question de savoir ce qu’il advient lorsque des travaux de
recherches, plus ou moins avancés, venants des Grandes
Ecoles ou des Centres de recherches publics et qui, pour une
raison ou une autre, se retrouvent dans le secteur privé ?
Supposons par exemple, que des jeunes chercheurs des
Universités, soient sur la voie d’aboutir à une grande
découverte, mais que par manque d’argent, de moyens, de
temps, ou de matériels très spécifiques, on leur enlève leur
‘ idée-bébé’, au bénéfice d’une entreprise ou d’un
laboratoire du privé, plus riche ou mieux à même de
concrétiser le projet. Dans ces cas là, de multiples
questions se posent : à qui appartiennent les brevets
d’inventions ? Y a-t-il réellement, comme stipulé dans la
loi Allègre de 1998 et comme cela commence a à se faire dans
certains Pays occidentaux, un partage équitable de la
propriété des brevets avec, les Universités, l’Inserm et
autres labos publics, en fonction des travaux de recherches
qu’ils ont déjà effectués, pour aboutir aux inventions des
médicaments ?
Et, y a-t-il ensuite un partage équitable des royalties ? Les
contrats signés, ne sont-ils pas eux aussi à sens unique ?
On peut penser en effet, que les tractations financières
entre des ‘rapaces du business’, rompus à de
tels marchandages .....et des tendres
‘Enseignants-Chercheurs’ inexpérimentés en affaires de
fric, doivent toujours tourner à l’avantage des premiers !
Conséquence qui dans bien des cas, équivaut à un vol de
‘matière grise’ ; de la substantifique moelle de l’esprit
humain, comme disait Rabelais. Alors, si toutes ces
questions qui me sont apparues lors de ma drôle de
méditation un soir de Téléthon, sont nulles et non avenues,
tant mieux ; N’en parlons plus. Mais dans le cas contraire
quelle honte !
Pourquoi ne pas inventer de
nouveaux Investisseurs,.... les « O. C. D. »
Car pour l’industrie Pharmaceutique, tous ces capitaux
provenant ‘d’Organismes Collecteurs de Dons’,
sont tout bénéfice ! Pour eux la solidarité n’existe pas,
l’argent passe directement de votre poche à la leur. En
effet, à ce jour et à ma connaissance, aucune rétribution
n’est prévue pour les O.C.D., les ‘Organismes
Collecteurs et Donateurs’, qui ont recueilli
les Dons, grâce auxquels la ‘géniale molécule’ a pu
être créé. Quand on sait que les ‘royalties’ des brevets
peuvent s’élever à des millions d’euros, sinon à des
milliards, on mesure l’ampleur de l’escroquerie perpétrée à
l’encontre de la générosité publique
Et si comme on peut le subodorer, cela se passe ainsi, il
s’agit ni plus ni moins, d’un vol manifeste, et scandaleux !
Parce que, même et surtout, en régime capitaliste, la règle
veut que les actionnaires qui investissent leur argent dans
les entreprises, participent ensuite au partage des
bénéfices réalisés ! Pour être plus clair prenons un exemple
concret ; Supposons qu’avec la manne de quelques millions
d’euros, qui lui aurait été ‘donnés’ par le Téléthon, un
laboratoire privé de recherche médicale, trouve la ‘molécule
miracle’ qui guérit une maladie incurable à ce jour.
Aussitôt, et comme cela est normal, le laboratoire dépose un
brevet pour protéger son invention. A partir de là, il
fabrique et commercialise ce médicament, à un prix le plus
juteux possible, et il engrange les bénéfices. Ces bénéfices
ou ces royalties, sont bien sûr partagés entre les
actionnaires de ces sociétés pharmaceutiques, mais pas avec
les O. C. D. !
Pourquoi ne pas imaginer des
.....« Royalties O. C. D. ».
Profiter sans vergogne, des immenses sommes d’argent venant
de la générosité publique, ou profiter des apports
techniques et scientifiques venant des Centres de recherches
publics, est totalement inadmissible. Pour éviter ces
injustices, il est indispensable de créer un système de
« Retour sur Investissements », genre de « Royalties Dons »,
qui permettent un partage plus équitable des bénéfices, bien
souvent pharaoniques, entre tous ceux qui ont participé aux
créations des ‘molécules miracles’. Ainsi au lieu que ce
soit les entreprises pharmaceutiques et tous les ‘Mandarins
du comprimé’ qui empochent, seuls, les dividendes et les
royalties, il y aurait un juste et logique retour financier
vers les ‘Investisseurs Donateurs’. Rappelons-les :
* Les « Organismes Collecteurs de Dons »,
Téléthon, Sidaction et autres…, à qui ces royalties
spécifiques permettraient de financer le développement de
nombreuses autres actions ‘médico-sociales’, au service de
tous les malades et de tous les handicapés, en général.
* Les Centres de Recherches Publics,
Grandes Ecoles, Universités, CNRS, INSERM, etc…, pour qui
ces retours financiers sur leurs apports en ‘Matière Grise’,
leur donneraient des moyens supplémentaires, pour se doter
de matériels plus modernes, leur permettant de mieux
développer et valoriser les études et les recherches, des
Enseignants et des Etudiants.
Normaliser et moraliser le
« business médical ».
Il serait bon de profiter de la prise en compte de ces
nouvelles dispositions, pour remettre à plat tout le système
‘pharmacopesque’, qui est aujourd’hui, beaucoup plus axé sur
l’Argent que sur l’Humain. Dans le domaine de la santé, où
l’éthique et la morale doivent primer, toutes les lois
ultralibérales du business et du marché, devraient être
bannies ! De nouvelles lois concernant la gestion des
Brevets d’Invention seraient à envisager, pour que les
maladies, dites orphelines, trouvent des labos intéressés et
pour que les malades, des Pays les plus démunis de la
planète puissent bénéficier eux aussi des derniers progrès
en matière de médicaments et de santé. Il est évident que
pour y parvenir, il faudra impérativement créer une
« Instance Supérieure de l’Ethique de la
Santé », dont l’objectif sera de contrôler à ce que
nul ne puisse tirer avantages ou profits, de tous ceux qui
souffrent !
Utopies direz-vous ?
Aujourd’hui, .....oui bien sûr…, mais demain ?
D’autant plus que de telles dispositions, appliquées dans
le domaine très sensible de la santé, créeraient de par le
Monde des millions d’emplois et....... surtout des
millions de guérisons, pour le plus grand bien de
l’Humanité !
Raymond MONEDI
Décembre
2009