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L'éducation
nationale prépare mal les jeunes à la vie active
Depuis le début de la crise, la jeunesse paie un lourd tribut à la
Société matérialiste et de consommation dans laquelle nous vivons, pour
une multitude de raisons dont nous, adultes, sommes responsables :
Formation insuffisante, inadéquation entre les formations dispensées et
les besoins réels des entreprises, manque d'expérience ou tout
simplement manque de travail. Aujourd'hui, près de la moitié des
chômeurs sont des jeunes de moins de vingt-huit ans.
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Une autre cause aux difficultés d'insertion de la jeunesse provient des
entreprises elles-mêmes. En même temps qu'elles licencient des
employés anciens, par conséquent expérimentés, elles refusent
d'embaucher des jeunes sous le prétexte qu'ils n'ont pas d'expérience.
Et quand on sait qu'il est pratiquement impossible à des salariés de
quarante-cinq, cinquante ans mis sur la touche de retrouver un emploi,
on peut se demander s'il y a réellement un pilote dans l'avion
socio-économique mais aussi culturel français. Il faut donc vite
arrêter ce gâchis, car en effet, que remarque-t-on dans les entreprises
aujourd'hui ?
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Le refus d'embaucher des jeunes, soit parce qu'ils n'ont pas d'expérience
pratique dans le métier qu'ils ont appris, soit parce qu'ils ne sont pas
parfaitement adaptés à l'emploi proposé, ou parce qu'ils n'ont pas de
formation du tout.
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Le refus de conserver du personnel âgé, soit parce que ces personnes ne
sont plus assez performantes pour tenir leur poste soit parce qu'elles ont
des difficultés à s'adapter aux technologies nouvelles.
Quel gaspillage aberrant de compétences et d'expériences !
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Les
Binômes professionnels c'est l'apprentissage moderne |
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C'est
le passage du flambeau entre un ANCIEN qui s'en va et un JEUNE qui
arrive
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C'est de ce constat négatif et aberrant qu'est né l'idée des «Binômes-Professionnels»
dont le principe est d'associer en entreprise de nombreux jeunes aux
métiers non affirmés et manquant totalement d'expérience pratique, avec
de bons professionnels qui, ayant été licenciés, ont emporté avec eux
une longue expérience et des connaissances pratiques à présent perdues
pour tout le monde. Pour les jeunes aujourd'hui, c'est la quadrature du
cercle : on ne veut pas les embaucher parce qu'ils n'ont pas
d'expérience, alors qu'ils ne peuvent acquérir celle-ci que si on les
embauche. Et c'est pour remédier à ces énormes absurdités que les
entreprises, pour chaque poste qu'elles auront à pourvoir, embaucheront
des «Binômes-Professionnels» constitués, comme l'indique le nom, de
deux personnes :
Un chômeur ancien ayant les compétences et l'expérience du
métier concernant le poste à pourvoir.
Un jeune chômeur désirant acquérir la pratique et
l'expérience de ce métier et obtenir ainsi sa première insertion en
entreprise.
Par le principe original des binômes-professionnels nous pourrions avoir,
au-delà de la formule connue du maître et de l'apprenti, une orientation
vers une nouvelle forme d'apprentissage. Nous pourrions aboutir à des
binômes «maître et disciple» qui, par leur légère connotation
spirituelle, pourraient préfigurer le «compagnonnage des temps
modernes».
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Cette
formation directe va favoriser "L'OSMOSE DES MÉTIERS"
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Avec «l'apprentissage à la française» fondé sur le principe du
tutorat personnalisé des binômes professionnels, ces problèmes
n'existeront plus. A chaque fois qu'une entreprise aura un poste de
travail à pourvoir, elle embauchera un «Binôme» dont les deux
personnes auront la charge d'assurer à la fois la production du poste de
travail et la formation du débutant, ceci grâce à un esprit d'équipe
responsabilisant et motivant.
Signalons également un autre avantage intéressant offert par les
binômes : il s'agit du «brassage des métiers». Citons
simplement, à titre d'exemple, l'association d'un ancien dont le métier
est ajusteur-mécanicien, avec un jeune dont la formation est
électronicien. Il y a de fortes chances que cette osmose professionnelle
aboutisse à des résultats innovants et bénéfiques pour tout le monde.
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La
solution idéale aux deux gros problèmes de l'emploi
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LES ANCIENS |
sont payés par les 13 % des charges économisées
(Potentiel théorique : 1.000.000 d'emplois) |
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LES JEUNES |
sont payés selon les formules actuelles (contrats)
(Par le principe des "Binômes" on pourrait doubler ce
potentiel) |
| La
formation intégrée par les Binômes |
Les jeunes aux intellects "pratiques"
perdent leur temps sur les bancs de l'école, d'où une situation
d'échec préjudiciable pour leur avenir . Il faut comprendre que
beaucoup de jeunes en ont "ras le bol" de l'école. Même
les formations en alternance les perturbent .
ALORS
... pendant 2 ou 3 ans, ne leur parlons plus de théorie et lorsque
avec une bonne formation "sur le tas" ils auront
acquis un bon métier et un bon salaire,
d'eux-mêmes, ils reviendront aux études
La formation continue doit aussi servir à cela. |
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| La
formation intégrée en entreprise : |
C'est
La "formation action" intégrée
Individualiser la formation par les Binômes
La formation par l'expérience vécue
L'enseignement pratique dans l'entreprise
Une réponse aux évolutions rapides des métiers
Une forme moderne de compagnonnage
"L'Apprentissage à la Française"
Le remède à l'oisiveté et à la délinquance
Un rôle nouveau pour l'ANPE qui aura pour objet de s'en occuper. |
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| La
sortie des binômes professionnels |
Le temps de fonctionnement d'un binôme
peut-être évalué à deux ou trois ans, au terme duquel se
posera le problème de la séparation de ses deux membres
constituants. L'entreprise qui au départ aura embauché deux
personnes pour un seul poste aura bien entendu la priorité du
choix. Mais quel que soit celui-ci, conserver l'ancien ou le
jeune, ce qui est certain c'est que les deux hommes sortiront
chacun du binôme beaucoup mieux armés qu'en y entrant :
Le jeune aura acquis un métier et une première expérience
en entreprise mais également une personnalité plus affirmée et
surtout mieux dans les normes sociétales. Ce qui, à l'avenir, la
R.T.T. aidant, sera une garantie d'emploi quasi assurée dans les
mois qui suivront.
L'ancien, qui aura acquis de bonnes qualités pédagogiques
pourra, selon son âge, continuer de former des jeunes en prenant
à nouveau la maîtrise d'un binôme, ou bien partir à la
retraite. Une retraite bien méritée et auréolée d'avoir pu,
avant de quitter la vie active, passer le flambeau à un jeune.
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